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1er février 2005

Molson Coors reçoit un second feu vert

Par une majorité de 92 pour cent, les actionnaires du brasseur américain Adolph Coors ont approuvé la fusion avec le brasseur canadien Molson. Vendredi dernier, à Montréal, les détenteurs d'actions de Molson avaient déjà approuvé la transaction de quelque 6 milliards $ US.

Les deux entreprises, chacune dirigée encore par des descendants de leur fondateur, espèrent ainsi créer une entité ayant le poids requis pour disputer à Anheuser-Busch, SabMiller et autres géants du secteur de grands marchés comme celui de la Chine puisque les ventes plafonnent en Amérique du Nord.

Une audience est prévue ce mercredi en cour supérieure à Montréal pour donner le feu vert juridique et la transaction serait, comme prévu, conclue le mercredi 9 février. Le titre Molson Coors devrait alors commencer à se transiger aux bourses de Toronto et de New York.

La brasserie fusionnée aura en outre deux sièges sociaux, à Montréal et à Denver; les activités américaines seront en fait dirigées de Golden, près de Denver, et les canadiennes de Toronto. Pour la production, Molson Coors réunit 15 usines, où près de 15 000 employés brassent des bières comme les Export, Canadian, Rickard's, Kaiser, Coors Light, Carling, Keystone ou Aspen Edge.

Le nouveau brasseur se classe cinquième au monde en termes de chiffre d'affaires et de volume produit. Une fois la fusion finalisée, Molson Coors occupera 43 pour cent du marché canadien, 21 pour cent du marché britannique ainsi que 11 pour cent tant aux États-Unis qu'au Brésil.

Selon les deux partenaires, leur fusion suscitera d'ici deux ans des économies de 175 millions $ US par an, en optimisant l'exploitation du réseau canadien grâce à un meilleur approvisionnement, à une structure allégée et à des ajustements d'ordre fiscal. Molson fait face à l'effritement de ses parts de marché au Canada et subit encore des tracas dus à l'achat de Kaiser au Brésil en 2002; son partenaire a vu péricliter sa marque principale Coors Light.

L'association entre les deux brasseurs remonte à 1998, quand chacun a entrepris de vendre dans son marché des bières de l'autre. L'idée d'une fusion est apparue peu à peu et les discussions sont devenues plus concrètes au début de 2004. Leur projet a paru avoir du plomb dans l'aile durant quelques mois, l'an dernier, alors que d'importants actionnaires de Molson exprimaient des doutes quant à savoir s'ils en auraient pour leur argent. Le mois dernier, la direction de Molson a fortement accru le dividende spécial pour les actionnaires, le portant de 2,71 $ US à 4,53 $ US $, ce qui a rendu plus attrayante la fusion.

source: AP


molson.com
coors.com